Quand la danse devient une thérapie | Faire Montréal
4 nov

Quand la danse devient une thérapie

Le Journal a assisté à une séance de danse-thérapie consacrée aux aînés

Apparue aux États-Unis dans les années 40, la thérapie par la danse et le mouvement en est encore à ses balbutiements dans la province. Utilisée en complément de certains traitements, ou même comme outil thérapeutique principal, cette pratique se révèle pourtant un excellent moyen de faciliter la socialisation et l’expression de soi, chez certaines personnes.

C’est, du moins, l’impression que nous a laissée la séance de danse-thérapie destinée aux ­aînés à laquelle nous avons pu assister, lundi dernier, dans les locaux des Grands Ballets ­canadiens de Montréal.

Notre premier constat? La danse-thérapie n’est pas un cours de danse adapté à une clientèle particulière. Contrairement à ce que nous avions pu imaginer, ses participants (cinq femmes et un homme) n’ont pas eu à apprendre des séries de mouvements ni à s’adonner à un style de danse précis. La qualité de l’exécution, disons-le, importait peu.

«La danse peut être thérapeutique, mais la danse-thérapie est quelque chose de complètement différent, nous a expliqué Andrea Infantini de Almeida, la danse-thérapeute qui a ­dirigé la séance à laquelle nous avons assisté. La danse-thérapie s’appuie d’abord sur un ­ensemble d’objectifs à atteindre.»

Ces objectifs, personnels à chacun, sont partagés en groupe en début de séance. Si certains sont physiques (améliorer la balance, la coordination...), d’autres sont psychologiques (répondre à un besoin de s’exprimer, d’avoir du plaisir, de vivre le moment présent...).

(...)

 Depuis son lancement officiel, en 2013, le Centre national de danse-thérapie des Grands Ballets canadiens de Montréal (CNDT) a fait beaucoup de chemin.

Comme l’indique son directeur général, Christian Sénéchal, l’organisme qui se donnait trois ans pour mettre en place des projets pilotes a même été appelé à offrir des services en danse-thérapie plus tôt que prévu.

«Le but, c’était que nous puissions bâtir une offre de services une fois installés dans nos nouveaux locaux. Cependant, il y a tellement de demandes, pour ce type d’activité, que nous n’avons eu d’autres choix que de commencer à offrir des services entre nos murs. Les séances qui s’adressent aux aînés sont un bel exemple de ça.»

L'article au complet ici sur le site du Journal de Montréal.

Photo Pierre-Paul Poulin

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