Retour sur Le rdv Je fais Mtl # 5 : Mobiliser des partenaires stratégiques | Faire Montréal
12 Dec
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Retour sur Le rdv Je fais Mtl # 5 : Mobiliser des partenaires stratégiques

Les rdv Je fais Mtl réunissent la communauté autour d’une thématique pertinente pour tous ceux qui souhaitent faire Montréal. Chacun de ces rdv est placé sous le signe du partage : partage d’histoires à succès de la part de leaders de Je fais Mtl, partage d’expertise par des partenaires-experts.

C’est à l’espace District 3, un hub d’innovation où entrepreneurs et chercheurs collaborent pour amplifier leur impact, que se déroulait le 10 octobre dernier un autre rdv Je fais Mtl sous le thème général « Comment bien s’entourer? ». Deuxième temps de cette ronde automnale : la mobilisation de partenaires stratégiques

Des partenaires qui partagent des valeurs et un même langage

Née dans le cadre de l’initiative Je fais Mtl, Technovation Montréal est une initiative à visée éducationnelle et entrepreneuriale pour les adolescentes. Constatant la sous-représentation des femmes dans l’univers des technologies de l’information, Stéphanie Jecrois, a cocréé le chapitre montréalais de cette initiative présente dans près de 100 pays. En exposant les jeunes filles à l’esprit d’entreprise et à des mentores du secteur des technologies dès le secondaire, elle souhaite les inciter à considérer que ce domaine d’activités leur est ouvert, accessible et promis à un bel avenir!

Partant d’une feuille blanche, ses responsables ont dû s’entourer de partenaires  clés, aux expertises variées, pour mettre en place ce projet. Nul besoin d’attendre que ce dernier soit parfait et sur les rails pour commencer à en parler! La clé de ces différents partenariats : le partage de valeurs communes. C’est ainsi que Stéphanie s’est tout naturellement tournée vers des entreprises qui croient aux vertus de l’éducation et souhaitent augmenter le nombre de jeunes femmes parmi leurs salariés. Des collaborations rendues possibles grâce à la prise de conscience que son réseau de contacts est plus étendu qu’elle ne le croyait, incluant entre autres, Je fais Mtl.

Christian Beaubien insiste également sur le partage de valeurs communes pour mobiliser les partenaires. Dans le cadre du projet Makers to entrepreneurs, cela suppose de comprendre le langage et la réalité des « bidouilleurs », aux moyens encore plus limités au départ que ceux des PME. En offrant à ces innovateurs les ressources pour leur permettre de ne pas rester dans leur sous-sol ou leur garage, les connecteurs de Makers to entrepreneurs leur permettent ainsi d’aller au bout de leurs idées grâce aux bonnes personnes.

La générosité de Montréal et de sa communauté est telle qu’il existe de très nombreuses places où trouver des partenaires et le milieu de l’innovation ne fait pas exception. Le manque de moyens n’est pas une fatalité. En échange, insiste Christian Beaubien, il est indispensable pour l’entrepreneur en herbe de toujours impliquer ses partenaires (en les impliquant dans son développement, en les remerciant), afin que ces derniers n’aient pas l’impression que le partenariat soit à sens unique.

Il invite en effet à oser demander de l’aide, en toute sincérité et sans être rebuté par un échec ou un refus : c’est parfois l’interlocuteur qui perd une opportunité.

Du référencement au transfert de ressources : le partenariat est multifacette !

Deux experts, eux aussi leaders de projets Je fais Mtl, sont venus compléter ces histoires à succès.

Emmanuel Cameron, qui a collaboré à plusieurs projets Je fais Mtl avant d’en co-leader deux autres (Makers to Entrepreneurs et Born Global), est aujourd’hui gestionnaire des communautés entrepreneuriales chez Futurpreneur. Cet OBNL pancanadien dispose d’un vaste réseau de partenaires, dont PME MTL, afin d’aider les jeunes entrepreneurs à s’approprier le parcours entrepreneurial. En effet, si 85 % des compagnies incorporées sont des PME, seules 10 % d’entre elles sont dirigées par des adultes de 40 ans et moins.

Bien s’entourer fait en effet la différence au début, avant même le financement, indique-t-il. Si s’impliquer auprès des organisations qui ont besoin d’aide constitue un bon moyen de se faire connaître et d’espérer un retour d’ascenseur, il faut s’assurer de ne s’engager que sur les ressources ou bien le temps que l’on est effectivement en mesure de donner. Dans cette perspective, les « partenariats » ou « collaborations » peuvent prendre des formes très différentes : le transfert de fonds, la mise à disposition de ressources, un échange de visibilité, une entente en propriété intellectuelle, etc.

Tania Morency est la leader de Carrefour Verdir, dont la mission s’est aujourd’hui élargie et redéfinie pour faire place à l’Accélérateur Montréal durable. L’organisation met désormais à profit toute l’expérience de Concertation Montréal dans la mobilisation de la communauté montréalaise en matière d’environnement pour trouver de nouveaux acteurs afin qu’ils agissent dans le plan de développement durable de la Ville de Montréal.

Une fois les objectifs déterminés et les besoins pour y parvenir identifiés, précise Tania Morency, on est en mesure de repérer les meilleurs partenaires pour y répondre. Mais il faut également savoir laisser la porte ouverte à d’autres qui pourraient y contribuer. Cette identification est une étape indispensable pour tisser des partenariats ; et plus le milieu dans lequel on évolue est tissé serré, plus il est nécessaire de ne laisser aucun acteur de côté.