Retour sur Le rdv Je fais Mtl #3 : faire rayonner efficacement son projet ! | Faire Montréal
15 juin
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Retour sur Le rdv Je fais Mtl #3 : faire rayonner efficacement son projet !

Cette fois, aucun élément perturbateur n’est venu empêcher le succès du troisième et dernier rdv je fais mtl – dernier pour ce printemps 2018 sur le thème du rayonnement!

Au total, une quarantaine de participants ont pris part à notre nouvelle matinée mensuelle, organisée cette fois dans les locaux de Montréal CoWork, l’une des deux facettes du projet Je fais Mtl Montréal CoWork – Immigration à la carte.

Les rdv Je fais Mtl réunissent la communauté autour d’une thématique pertinente pour tous ceux qui souhaitent faire Montréal. Chacun de ses rdv est organisé en trois temps, tous sous le signe du partage : partage d’histoires à succès de la part de leaders de Je fais Mtl, partage d’expertise par des partenaires-experts, atelier de codéveloppement autour de problématiques afin d’identifier des pistes de solutions sur le thème du mois.

Vos partenaires et votre public sont vos meilleurs ambassadeurs pour rayonner !

Si la recherche du plus large rayonnement semble aller de soi, l’environnement actuel, saturé en communication, rend cet objectif plus complexe pour les structures réduites.

Le Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) Montréal Centre-Ville, a connu un premier succès avec leur véhicule iconique : le Roulo-Boulo Le Bus de l’emploi, grâce auquel ils ont pu rencontrer directement leur public-cible, les jeunes, les motiver et les encadrer pour intégrer le marché de l'emploi. Cette visibilité accrue leur a permis d’attirer plus de 400 jeunes lors d’une autre opération, ayant également intégré le mouvement Je fais Mtl : L’anti salon de l’emploi pour les 16-35 ans. Sur place, nous a expliqué Élodie Bouchard, chargée de projet au CJE, les futurs candidats à l’emploi avaient accès  à une centaine d’entreprises et échanger avec eux, de personne à personne, sans aucun CV

Pour le projet Montréal vous accueille, représenté ce matin-là par Sarah-Justine Leduc-Villeneuve, de Tourisme Montréal, l’enjeu tournait autour de la collaboration : comment des grandes organisations actives dans un même secteur, le tourisme, pouvaient-elles parler d’une seule voix et offrir à Montréal un accueil distinctif, à l’image du « I ♥ NY » ou « I AMsterdam » ? La réponse, vous la connaissez mieux sous le nom de « Bonjour » Montréal, affiché notamment par certaines flottes de taxis montréalais : là encore, une image – ou plutôt un mot distinctif, car vous aurez remarqué qu’il n’est associé à aucun logo ! – qui permet d’interpeller directement le public-cible. Et pour renforcer le message la stratégie de visibilité comme l’engagement des parties prenantes, cette collaboration a fait l’objet d’une signature officielle d’une charte d’engagement, au cours du deuxième anniversaire de Je fais Mtl.

Le  Projet MR-63, intégré l’année dernière dans le mouvement Je fais Mtl, a de son côté opté pour le lancement d’un projet pilote, la Station  F-MR. Les frères Morin-Bordeleau, ont témoigné de leurs efforts pour réaliser ce projet un peu fou qu’ils nourrissent depuis des années : récupérer quelques-unes des rames originales du métro de Montréal pour en faire un espace où se rassembler, mais surtout où les talents artistiques locaux seraient mis en valeur. Les wagons qui permettaient de voyager d’un point géographique à un autre vont ainsi permettre aux Montréal d’explorer la diversité culturelle. Les frères Morin-Bordeleau sont d’abord partis des besoins culturels exprimés par la communauté montréalaise. Puis, ils ont cherché à convaincre les acteurs un par un (dont Je fais Mtl !) afin de les associer à leur démarche.

Bref, pour ces trois projets, aussi différents soient-ils dans leur nature, le succès du rayonnement repose sur la capacité à mobiliser et concerner les publics cibles, de s’assurer de leur soutien et ainsi, disposer d’une communauté d’ambassadeurs partageant et relayant votre message-clé.

Construire sa crédibilité pour asseoir son rayonnement

Marie Amiot, de la Factry, explique que la créativité est un allié exceptionnel pour le rayonnement. Et la première des leçons selon elle, c’est que la créativité ne peut se passer de la diversité. C’est pourquoi elle conseille de s’entourer de gens d’horizons et de points de vue différents. D’ailleurs, les détracteurs crédibles, en pointant intelligemment les zones d’ombre, nous permettent de progresser… et sont même susceptibles de devenir nos ambassadeurs voire des partenaires à moyen terme, lorsqu’on les associe à notre réflexion.

Julie Villain, chargée des communications à l’Esplanade et chargée de projets pour le Printemps Numérique, nous disait que les projets et acteurs se distinguent principalement par le fait qu’on puisse les rattacher à un objet, une histoire, ce qui permet aux partenaires et au public de mieux s’identifier et s’approprier le projet.

Éric Lefebvre, directeur du développement au Partenariat du Quartier des spectacles, dissocie la question de la visibilité et du rayonnement : il prend exemple de son OBNL dont certaines des réalisations suscitent l’intérêt de la presse internationale, ce qui n’est pas nécessairement connu à Montréal ! Ce rayonnement ne serait pas possible sans crédibilité, insiste Éric Lefebvre, et il faut la construire avant de penser à la visibilité. C’est d’autant plus complexe lorsque l’on est un petit organisme, mais il remarque toutefois que les porteurs du projet MR-63 ont procédé de la bonne manière : prendre le temps de rencontrer les acteurs clés et tenter de les convaincre, un par un.

Les trois experts ont également conseillé :

  • de faire preuve de concision dans les messages, car le temps de disponibilité de chacun est réduit ;
  • de suivre son cap plutôt que de saisir n’importe quelle opportunité, et par conséquent, de savoir  dire non ;
  • d’assumer les risques et la manière de les contenir face à ceux qui nous inviteraient à être plus prudents qu’innovants.

Cas d’étude : le rayonnement d’un projet porté par plusieurs acteurs

Dans la troisième et dernière partie du rdv je fais mtl, les participants ont soumis des problématiques à l’expérience et à la sagacité de leurs pairs.

Parmi les cas proposés, celui du rayonnement d’un projet complexe a plus particulièrement suscité l’intérêt : comment s’assurer qu’au-delà de l’objectif commun, chaque organisme reçoive sa part de rayonnement et ne ressente pas de la frustration dans le développement du projet ? Quelques conseils ont été proposés par les participants du groupe de codéveloppement  :

  • Procéder à une analyse du pouvoir et de l’influence de chacune des parties prenantes afin de considérer la juste part de satisfaction qui leur revient ;
  • Agir en toute transparence et honnêteté et éviter les non-dits ;
  • Considérer qu’il n’est jamais trop tard pour fixer :
    • un cadre de gouvernance, adapté à l’expertise et la sensibilité de chacun,
    • des normes de service internes, de sorte que chaque organisme soit directement imputable d’une portion du projet total ;
  • S’il est naturel que chaque acteur s’approprie à sa manière son projet, s’assurer d’un minimum de cohérence dans le message et l’histoire véhiculés. La fierté est le meilleur véhicule pour (faire) adhérer à un message commun.

Les rdv je fais mtl reviendront cet automne, avant l’événement anniversaire le 17 novembre 2018 ! En attendant, l’été sera rempli de belles nouvelles alors restez à l’affût !