30 nov
Publié dans par le projet L’Ancre des Jeunes0

Un port d'attache : L'Ancre des jeunes

Raccrocher à l’école, mais aussi à la société

Depuis 1991, L’Ancre des Jeunes a pour mission de soutenir le raccrochage et de prévenir le décrochage scolaire et social chez les jeunes.

Texte publié sur le site À nous Montréal - 29 novembre 2017

Daphné Mailloux-Rousseau, directrice générale, et son équipe travaillent à raccrocher d’abord les jeunes à la vie, ensuite à la société et enfin à l’école.

L’offre de L’Ancre des Jeunes se situe à mille lieues des plans d’intervention scolaire. Les jeunes de 9 à 20 ans inscrits à l’un des six programmes ont accès à un milieu de vie structurant et à un soutien psychosocial adapté à leurs besoins.

UN JEUNE « CAPABLE »

Quand on débarque dans cet organisme, c’est souvent parce qu’il ne semble plus y avoir d’espoir.

« Je suis venue parce que j’étais déprimée, témoigne Raja, 15 ans. Je ne fréquentais plus le milieu scolaire depuis plusieurs mois. »

En plus d’outils, les interactions individuelles offrent aux jeunes une rétroaction constructive mettant l’accent sur les succès vécus afin de renforcer leur estime de soi et transformer leur sentiment de compétence.


Forcément, il s’ensuit une relation de confiance saine avec un adulte, parfois l’une des premières pour ces jeunes. « On ne vise pas la réussite scolaire, résume Daphné Mailloux-Rousseau. Il y a plus urgent et plus important : croire en la société et, surtout, en ses capacités. »

« Sans l’Ancre, je ne serais clairement pas ici aujourd’hui, raconte Sammy, 15 ans. Avant, j’ai fait quatre écoles. Je n’avais aucune confiance en moi, des 1 % dans mes bulletins et un manque de motivation envers la vie. »

LE JEUNE ET SA FAMILLE

L’aide de L’Ancre des Jeunes s’étend à la famille qui, en échange d’une certaine mobilisation, reçoit aussi du soutien.

« Nos jeunes ne proviennent pas toujours de familles dysfonctionnelles, mais souvent de familles désemparées, résume la directrice générale. Celles-ci ne comprennent ni l’adolescence ni le système scolaire. Surtout, elles n’ont jamais développé une relation de confiance envers les ressources institutionnelles. »

L’approche humaine permet d’inciter ces familles (et leurs jeunes) à aller chercher de l’aide, quelles que soient leurs motivations. Et les résultats sont bons avec un taux de raccrochage scolaire de 90 %.

« Je ne les remercierai jamais assez de m’avoir aidée à finir mon primaire et une partie de mon secondaire, conclut Jessica. Merci à tout le monde de L’Ancre, continuez votre beau travail ! »

JE VOIS, JE FAIS 

L’Ancre des Jeunes fait partie des projets lancés par Je vois Mtl, devenu Je fais Mtl. Ce puissant mouvement citoyen a pour objectif de donner un nouvel élan à la ville.

Cliquez sur cette image pour en apprendre plus, appuyer et suivre les activités du projet :